Clinique d'optométrie Mercier Lapointe Langevin

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Vos yeux

Anomalies de la vision

La myopie

La myopie est l’anomalie la plus fréquente dans la population. Elle consiste en une difficulté à voir au loin, par exemple pendant la conduite automobile, pour regarder la télévision ou voir au tableau. Elle débute habituellement autour de la puberté.

Un œil myope est un œil qui est généralement trop long, c’est pourquoi elle s’aggrave pendant la croissance. Lorsque la myopie est élevée, les tissus nerveux de l’œil sont étirés et plus minces, ce qui augmente les risques de lésions rétiniennes pouvant mener au décollement de la rétine. De nos jours, il existe certaines techniques qui tentent de contrôler la progression de la myopie si celle-ci évolue de manière exagérée pendant la croissance de l’enfant. Par exemple, votre optométriste pourrait vous proposer d’utiliser des verres de contacts spécifiques, ou d’utiliser des gouttes pour tenter de diminuer la progression de la myopie. De plus, pour détecter d’éventuelles lésions asymptomatiques, votre optométriste peut vous recommander un examen supplémentaire, soit une dilatation pupillaire, afin d’évaluer la rétine périphérique.

Myopie

L’hypermétropie

L’hypermétropie est souvent décrite comme étant l’anomalie de la vision de près. Pour bien comprendre l’hypermétropie, il faut comprendre le fontionnement de l’oeil. Un œil emmétrope (c’est-à-dire qui n’a pas besoin de correction pour bien voir) voit bien au loin sans forcer, mais doit forcer pour  faire le focus de près, comme le ferait une caméra. L’œil hypermétrope doit quant à lui, forcer pour faire le focus au loin, et encore plus pour faire le focus de près. Jusqu’à un certain montant d’hypermétropie, un enfant ou un adulte non presbyte peut effectuer cet effort sans problème ou sans fatigue visuelle et ainsi, il n’a pas besoin de verres correcteurs. Toutefois, dans certains cas, cet effort est trop important et l’hypermétrope peut ressentir de la fatigue visuelle à la lecture. Par exemple, les yeux qui brûlent, des maux de tête ou de la douleur aux yeux. Dans ce cas, la lunette sera recommandée pour soulager les symptômes.

L’hypermétropie et la presbytie : Lorsque la presbytie débute, c’est-à-dire vers 40 ans, l’œil commence à avoir de la difficulté à faire le focus de près. Le foyer progressif inséré dans une lunette permet alors de faire le travail en partie ou complètement pour l’œil et ainsi diminuer la fatigue oculaire. Avec les années, alors que la presbytie augmente, un œil hypermétrope, qui devait forcer pour bien voir au loin, ne sera plus capable de faire le focus non seulement de près, mais également de loin. Le faible hypermétrope aura donc, pour la première fois de sa vie, besoin de lunettes pour voir de loin et de près.

L’hypermétropie chez les enfants : L’hypermétropie est souvent présente chez les enfants et est normale jusqu’à un certain point. Lorsqu’elle est trop élevée, elle doit être corrigée en lunettes puisqu’elle risque d’empêcher le bon développement des yeux et causer une amblyopie, qui se corrige difficilement au-delà de l’âge de 5-7 ans. De plus, l’hypermétropie élevée est souvent accompagnée de strabisme, soit d’un œil qui dévie vers le nez lorsque l’hypermétrope force pour bien voir. Dans ce cas, le port de lunettes va grandement corriger la déviation. Comme les enfants peuvent forcer leurs yeux inconsciemment, votre optométriste peut recommander un test supplémentaire avec des gouttes, qu’on appelle une cycloplégie, afin d’engourdir le muscle qui effectue le focus. Ainsi, une hypermétropie plus élevée peut être détectée.

Hypermétropie Exam Complet 4

L’astigmatisme

De l’astigmatisme, on reconnaît souvent l’expression « œil en ballon de football ». Cette expression vient du fait que l’astigmatisme est souvent causé par la forme de la cornée, qui est plus cambrée (donc plus puissante) dans un axe que dans l’autre. Cela cause  un focus complet impossible et engendre une vision floue ou dédoublée peu importe la distance de regard.

La presbytie

La presbytie est la perte de capacité de l’œil à faire le focus afin de voir clair un élément rapproché, par exemple lors de la lecture. Elle arrive chez 100% des gens et commence à se manifester dès le début de la quarantaine. Elle est corrigeable avec un foyer progressif, une lunette de lecture ou des lentilles cornéennes pour presbytie.  Certains myopes peuvent se passer de correction en vision de près puisque la myopie peut, si on veut, annuler l’effet de la presbytie. Attention toutefois, cela n’implique pas qu’ils ne sont pas presbytes puisqu’ils doivent enlever leur lunette pour y arriver.

Presbytie

Amblyopie et strabisme

L’amblyopie est un sous-développement de la vision d’un, ou des deux yeux, causé par une sous-utilisation de la vision. Elle peut apparaître si l’amétropie (la nécessité de porter une lunette pour bien voir) est plus élevée dans un œil comparativement à l’autre, si l’œil est dévié ou s’il est privé de vision, par exemple lors de la présence d’une cataracte congénitale. Elle peut aussi se présenter aux deux yeux si l’amétropie est très élevée dans les deux yeux. Un examen de la vue avec cycloplégie (avec des gouttes) permet de détecter le montant total de l’amétropie et ainsi détecter soit la cause de l’amblyopie ou encore mieux, de prévenir avant l’apparition de celle-ci. L’amblyopie se caractérise par l’impossibilité de l’œil amblyope de voir 100% et ce, même avec la meilleure correction possible.

Afin de corriger l’amblyopie, il faut d’abord régler la cause de l’amblyopie : soit prescrire une lunette, corriger la déviation ou retirer la cataracte. Par la suite, il faut cacher ou embrouiller la vue du bon œil pour favoriser l’utilisation de l’autre œil, et ainsi recréer le développement au cerveau nécessaire à une bonne vision. La technique la plus utilisée est le cache-œil, à utiliser tous les jours, selon le nombre d’heure déterminé par votre optométriste qui dépend surtout de l’âge de l’enfant. S’il n’y a pas de résultats, ou si l’utilisation est impossible, l’optométriste pourra prescrire des gouttes ophtalmiques à mettre dans le bon œil afin de l’embrouiller et obliger l’enfant à utiliser son œil amblyope.

Maladies oculaires

Glaucome

Le glaucome est une maladie oculaire qui atteint les fibres nerveuses de l’œil permettant la vision. Il peut être diagnostiqué lorsqu’il y a progression dans la perte de fibres nerveuses au niveau du nerf optique. Un important facteur de risque est une pression intraoculaire élevée, mais peut être présent même si la pression est basse.

Les seuls traitements à ce jour visent à diminuer la pression intraoculaire. Le traitement habituellement utilisé est l’instillation quotidienne de gouttes ophtalmiques, mais il arrive que des traitements chirurgicaux soient nécessaires.

Les dommages causés sont irréversibles et se traduisent par des pertes de champ visuel correspondantes aux fibres nerveuses atrophiées. Ces pertes visuelles sont totalement asymptomatiques, à moins d’être sévères, et c’est pourquoi un examen de la vue est recommandé tous les 2 ans chez les adultes, et chaque année chez les aînés. Les risques de souffrir de glaucome augmentent après l’âge de 40-50 ans et sont plus élevés si des cas de glaucome sont connus dans la famille immédiate. 

Glaucome

Cataracte

La cataracte est une opacification du cristallin, soit la lentille naturelle à l’intérieur de l’œil. Elle apparait plus fréquemment chez les 60 ans et plus. Les facteurs de risques incluent la génétique, les rayons UVs, un traumatisme oculaire, des dysfonctions métaboliques comme le diabète et la prise de certains médicaments. Les symptômes sont une perte de vision relativement lente et progressive, l’apparition de halos, une augmentation de l’éblouissement et une diminution de la sensibilité aux contrastes. Heureusement au Canada les opérations de la cataracte sont fréquentes et accessibles. L’opération est effectuée par un ophtalmologiste en centre hospitalier ou en centre semi-privé.

Cataracte

Dégénérescence maculaire

La dégénérescence maculaire, comme son nom l’indique, est une maladie progressive de la macula, soit la partie de la rétine qui permet une vision centrale claire, dans laquelle la vision périphérique est épargnée. On en retrouve 2 types, soient la sèche et la humide.

La dégénérescence maculaire sèche est causée par le vieillissement prématuré de la macula. Une accumulation de dépôts et de déchets cellulaires entrainent une dysfonction cellulaire, menant à une atrophie, soit la mort des cellules permettant la vision. Il s’ensuit d’abord une baisse de vision en central, puis éventuellement un scotome complet, c’est-à-dire un endroit où la vision est impossible. La personne atteinte peut donc remarquer, en regardant un visage, que certaines parties sont manquantes. La dégénérescence maculaire sèche reste, à ce jour, incurable. Pour diminuer les risques de progression, des  vitamines peuvent être indiquées selon le cas. Il est également recommandé d’arrêter de fumer, de porter des verres solaires ainsi que de manger des fruits et légumes variés, des légumes verts en bonne quantité et des oméga-3. Les facteurs de risques incluent le tabagisme, l’exposition aux rayons UV (une accumulation tout au long de la vie), l’âge et la génétique. La dégénérescence maculaire sèche progresse habituellement assez lentement. Toutefois, une baisse de vision importante de manière spontanée peut être le signe que la maladie est devenue « humide ».

La dégénérescence maculaire humide indique la présence de sang ou d’enflure au niveau de la macula. Elle est souvent une complication de la forme sèche. À cette étape, des vaisseaux sanguins sont créés au niveau de la rétine afin de pallier au manque d’oxygène des cellules. Comme ces vaisseaux sont de piètre qualité, ils laissent le sang ou le liquide s’échapper et une accumulation se crée dans la rétine. Cette déformation sera perçue au niveau de la vision et les lignes droites apparaîtront courbées. Une grille d’Amsler quadrillée peut permettre de détecter rapidement les changements de vision. Il est donc important pour le patient de vérifier fréquemment la grille afin de s’assurer que les lignes restent droites et continues. Le traitement de la dégénérescence maculaire humide consiste en des injections intraoculaires répétitives visant à faire régresser les vaisseaux sanguins de mauvaise qualité. Le premier traitement doit être effectué rapidement pour espérer une régression de la maladie et une amélioration de la vision. Toutefois, la maladie reste incurable et dans le meilleur des cas, elle se stabilisera suite au traitement, mais la vision restera diminuée.

Rétinopathie diabétique et rétinopathie hypertensive

L’œil est le seul organe du corps humain où l’on peut littéralement observer les vaisseaux sanguins. Le diabète et l’hypertension sont toutes deux des maladies qui endommagent les vaisseaux sanguins du corps et leur gravité peut être observée à l’intérieur des yeux. Il faut comprendre qu’une rétinopathie peut détériorer la vision, mais indique aussi qu’il peut y avoir des complications au niveau des autres organes, comme le cœur, le foie, les reins, etc.

L’examen complet permet un certain dépistage des dommages vasculaires, mais seul un examen approfondi de la rétine permettra une évaluation complète. Cet examen est effectué à l’aide de gouttes ophtalmiques qui dilatent les pupilles.

Les facteurs de risques les plus importants de la rétinopathie diabétique sont le temps depuis le début du diabète, et le mauvais contrôle de la glycémie. Le traitement dans les cas légers à modérés est de contrôler la glycémie et  d’observer  la rétine pour éviter les complications. Lorsque la rétinopathie diabétique est plus sévère, des injections peuvent diminuer l’enflure de la rétine, et des traitements de laser peuvent faire régresser la rétinopathie. Toutefois le laser cause une perte de champ visuel périphérique importante, dans l’espoir de sauver la vision centrale. 

La sécheresse oculaire

La sécheresse oculaire est extrêmement rependue et souvent sous-estimée. Elle peut être causée par une déficience au niveau de la quantité des larmes, ou au niveau de la qualité des larmes. Pour que la surface oculaire demeure saine, les larmes doivent avoir la parfaite composition en eau, lipides et protéines. Dépendamment du problème, certaines larmes artificielles vous seront recommandées et certaines habitudes peuvent améliorer la qualité de vos larmes. Dans les cas les plus extrêmes, c’est-à-dire que les larmes artificielles et les traitements conventionnels ne sont pas suffisants pour obtenir une surface oculaire saine, certaines gouttes médicamentées peuvent être prescrites pour augmenter la quantité des larmes et diminuer l’inflammation causée par la sécheresse oculaire à long terme.

La cause la plus fréquente de sécheresse oculaire est une inflammation de la paupière, la blépharite. Elle peut se présenter sous plusieurs formes et le traitement varie selon le type. La blépharite antérieure affecte les cils et la partie externe des paupières. On retrouve des petits débris, nommés collerettes, sur la base des cils dû à la présence de bactéries, de pellicules ou de mites. Les symptômes rencontrés sont souvent une sensation de corps étranger ou de sable, une sensation de brûlement, de sécheresse ou des démangeaisons. La blépharite postérieure affecte une série de glande qui se trouve sur le bord interne des paupières. Ses glandes, appelées glandes de Meibomius, ont comme rôle de sécréter une huile permettant aux larmes de se stabiliser sur l’œil et d’empêcher leur évaporation. Lorsque ces glandes fonctionnent moins bien, elles sécrètent un produit plus épais qui est nettement moins efficace. Ceci entraîne des symptômes comme la vision floue de manière intermittente, des douleurs en aiguille, la sensation de brûlement et de sécheresse ou des larmoiements. La blépharite mixte, comme son nom l’indique, est la présence d’une blépharite antérieure et d’une blépharite postérieure. En réalité, la blépharite mixte est la plus commune. C’est donc une inflammation des paupières qui affecte à la fois les cils et les glandes de Meibomius.

Sécheresse oculaire

Anatomie de l’œil

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